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La Fête Juive de POURRIM

LA FÊTE JUIVE DE POURIM

En cette année 2017, la fête de Pourim commence au coucher du soleil du samedi 11 mars et s’achève à la tombée de la nuit le dimanche 12 mars, et les Juifs sont en jeûne dès le jeudi 9 mars.

Instituée par les autorités rabbiniques, Pourim a lieu le 14ème jour du mois d’Adar, qui est le 12ème mois de l’année juive et correspond à la fin de l’hiver et au début du printemps.

Pourim commémore la délivrance des Juifs menacés d’extermination dans l’Empire perse, sous le roi Assuérus. C’est l’histoire d’Esther, épouse juive de ce monarque perse, qui sauva son peuple des mains d’Haman le favori du roi. Nommé Premier ministre de Perse, Haman qui était antisémite réussi à obtenir du roi Assuérus l’autorisation de « détruire, exterminer et anéantir tous les juifs – jeunes, vieux, enfants et femmes – en un seul jour ».

Résumé de cette belle histoire biblique racontée dans le livre d’Esther.

Le roi Assuérus qui a régné en Perse de 485 à 465 avant notre ère, se sépare de son épouse Vashti qui lui a désobéi, et choisit pour nouvelle reine la belle Esther. Sur les conseils de son cousin/oncle Mardochée, Esther se garde bien de révéler au roi son identité juive.

Haman, le Premier ministre du roi, haïssait Mardochée, qui avait refusé de se prosterner devant lui, à l’instar de tous les sujets de la Cour royale, les Juifs ne se prosternant que devant Dieu.

Exaspéré par ce comportement de Mardochée, Haman réussit à convaincre le roi de promulguer un décret ordonnant l’extermination de tous les Juifs le 13ème jour du mois d’Adar, une date tirée au sort par ce Premier ministre antisémite.

C’est le tirage au sort qui a donné son nom à la fête de Pourim. En effet, le mot « Pour » en hébreu signifie « sort », « hasard ».

Face au danger de ce décret d’extermination, Mardochée persuada Esther de parler au roi au nom du peuple juif. Avant de risquer sa vie en allant voir le roi sans être convoquée, Esther passa trois jours en jeûne et prière, et demanda à tous les Juifs des 127 provinces de la Perse d’alors d’en faire autant.

Au terme des trois jours, le roi la reçut avec bienveillance et accéda à toutes ses requêtes.

Haman fut pendu et Mardochée nommé Premier ministre à sa place. Un nouveau décret en faveur des Juifs fut promulgué. On assista littéralement à un renversement de situation.

Le 13ème jour du mois d’Adar, les Juifs prirent les armes et tous leurs ennemis furent vaincus et tués en grand nombre. Le peuple juif sauvé, passa du deuil à la réjouissance.

Le 14 Adar, ils se reposèrent et célébrèrent à la fois leur victoire et le miracle de Dieu.

C’est ainsi que la fête de Pourim fut instaurée le 14 du mois d’Adar.

Dans les communautés juives, à Pourim les écoliers sont en congé, des festivités publiques sont organisées, la presse publie des canulars rappelant ceux du 1er avril, les enfants (et les adultes) se déguisent, la lecture du livre d’Esther est ponctuée par les interventions bruyantes des auditeurs chaque fois que le nom d’Haman est prononcé, des dons d’argent ou en nature sont faits aux pauvres et des cadeaux de produits comestibles sont envoyés à des amis comme symbole de solidarité dans l’épreuve, des repas copieux sont servis dans les familles, pour de joyeux festins.

La fête de Pourim a une signification fondamentale dans le judaïsme et chez les messianiques ou croyants en Yeshoua.

En effet, Pourim raconte la menace physique sur le peuple juif. Des menaces récurrentes à différentes époques de l’Histoire. Et le miracle de Pourim représente l’espoir que les Juifs gardent toujours dans ces épreuves.

Le livre d’Esther est aussi le seul texte biblique dans lequel pas une fois il n’est fait mention de Dieu. Dieu n’est pas explicitement cité, mais Il est présent par de nombreuses allusions subtiles.

Pour nous Chrétiens, Pourim symbolise la délivrance invisible, l’action cachée de Dieu dans chaque circonstance de nos vies. Aujourd’hui encore, seul le croyant qui place toute sa confiance en Dieu, peut vivre et reconnaître la vraie grandeur du miracle.

Pourim, la fête du « sort » ou du « hasard » exprime l’idée que, précisément, rien n’est laissé au hasard par Dieu. Ce qui semble être, à première vue, une conséquence de l’histoire ou un enchaînement d’événements fortuits, n’est en fait que le moyen choisi par Dieu pour déployer Son plan et Son œuvre. Ce qui ressemble au hasard est bel et bien l’oeuvre de Dieu.

Et si la coutume est aussi de se déguiser, c’est parce que dans le monde, les hommes le sont, et à Pourim la vraie nature des personnages s’est révélée et leurs masques sont tombés.

Pourrim c’est le symbole de la prise de conscience que c’est toujours Dieu qui dirige toute chose, même s’Il semble dissimulé.

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